Scénographier

l'espace

Objectifs :

Penser l'espace scénique.

Imaginer et concevoir une maquette d'après un texte étudié. 

Découvrir le métier de scénographe.

Scénographie : "art de concevoir des décors scéniques ; ces décors mêmes." Larousse

Sujet : Réalisez individuellement ou en groupe une scénographie pour la pièce entière ou un acte.

Vous présenterez des dessins préparatoires et une maquette.

Séance 1 : dessins préparatoires/notes.

Séance 2 : poursuite de la séance 1/ début de la réalisation de la maquette.

Séance 3/4 : réalisation de la maquette.

Séance 5 : présentation des travaux.

Le terme de scénographie, dans son acceptation contemporaine s'est répandu en France à la fin des années 1960.

Le scénographe intervient sur plusieurs scènes : la scène de théâtre (au sens large, englobant toutes les formes du spectacle vivant comme le théâtre de rue ou le cirque). Il travaille aussi avec les architectes à la conception de salles de spectacle, pour le cinéma comme chef décorateur et dans le domaine de l'exposition. On parle même aujourd'hui de scénographie urbaine lorsqu'il travaille dans l'espace de la ville. Le scénographe est donc celui qui "pense l'espace", son agencement et son impact sur le spectateur. 

Au début du XXe siècle on parle plutôt de décorateur. Le terme de décor est lui, aujourd'hui, remplacé par celui de "dispositif scénique". Ces mots reflètent une évolution dans ce que l'on appelle théâtre. En effet, grâce au numérique notamment, le théâtre a beaucoup évolué et prend de nouvelles formes. Il s'hybride aussi de plus en plus avec les arts visuels si bien que parfois il est difficile de déterminer à quelle catégorie artistique une production appartient. Jan Fabre, par exemple, est un artiste qui travaille à la lisière des deux : ses productions théâtrales ressemblent à des performances et ses expositions à des mises en scène.

Jan Fabre, L'Histoire des larmes, 2005, présenté dans la cour du Palais des Papes à Avignon.

Le scénographe travaille avec le metteur en scène, l'ensemble de l'équipe de création, le créateur des lumières. Il fait le lien entre le plateau et l'atelier où travaillent constructeurs, peintres, sculpteurs, patineurs, accessoiristes.

Son travail prend la forme de mots, relevés de lieux, croquis furtifs, maquettes, échantillons de teintes, de tissus ou de matériaux, références iconographiques, objets chinés.

En France, deux écoles de théâtre, trois écoles d'arts décoratifs et une école d'architecture proposent un cursus pour se former au métier de scénographe : l'Ecole nationale des arts et techniques du théâtre à Lyon (ENSATT), l'École supérieur d'art dramatique du théâtre national de Strasbourg (ESAD-TNS), l'École nationale supérieur des arts décoratifs à Paris  (ENSAD), l'École des arts décoratifs de Strasbourg (ESAD), l'École supérieur des arts et techniques à Paris (ESAT), l'École nationale supérieur d'architecture de Nantes (ENSA Nantes). 

Ruy Blas de Victor Hugo, mise en scène de Christian Schiaretti, scénographie de Rudy Sabounghi, création au théâtre national populaire de Villeurbanne, 2011.

Le metteur en scène souhaitait une scénographie "par le sol" et correspondre à la volonté de Victor Hugo de situer l'action dans une Espagne flamboyante. La réponse du scénographe est un revêtement qui va du sol au plafond rendant l'Espagne omniprésente grâce à l'azulejo.

La Ménagerie de verre de Tennessee Williams, mise en scène et scénographie de Daniel Jeanneteau, lumière Yuji Sawada, Shizuoka Performings Arts Center (Japon), 2011.

Un voile transparent entoure la scène. L'espace scénique devient le reflet d'espaces mentaux dans lesquels les personnages sont enclos. Ces derniers sont comme des spectres qui déambulent, se croisent, se heurtent.  

Les Marchands, écriture et mise en scène de Joël Pommerat, scénographie et lumières d'Éric Soyer, Théâtre national de Strasbourg, 2006. 

La pièce se déroule dans différents endroits (une usine, des bureaux, des appartements d'une cité de tours HLM). Le lien entre ces endroits est le béton. Éric Soyer a donc choisi comme dispositif un "cube en béton" qu'il peut remplir de lumière plus ou moins forte. La boîte de béton s'ouvre sur un mur de lumière et donne l'impression que l'on est au vingt et unième étage d'un immeuble. Lorsque ce mur est partiellement ou entièrement fermé nous sommes dans d'autres lieux. L'espace parait tantôt limité, clos et tantôt sans limites, infini. 

Hakanaï, conception, direction artistique, scénographie et mise en scène de Claire Bardainne et Adrien Mondot, conception informatique d'Adrien Mondot, spectacle dansé par Akiko Kajihara, création sonore de Christophe Sartori et Loïs Drouglazet, Théâtre des Célestins, Lyon, 2013. 

Une danseuse évolue dans un volume créé par des parois de tulle blanche sur lesquels des espaces graphiques sont projetés. Cet espace est en constante évolution et réagit aux mouvements de la danseuse. Hakanaï en japonais signifie ce qui est fragile, évanescent. 

Sans objet, conception, scénographie, mise en scène d'Aurélien Bory, composition musicale de Joan Cambon, lumières d'Arno Veyrat, 2009.

Le décor est constitué d'un robot issu de l'industrie automobile qui n'est plus en service, il ne produit plus d'objets mais devient un acteur à part entière, "jouant" avec les personnages.

©2018 by arts2demain. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now